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Cours 2009 /2010 : La Chine et nous.

«Hauteville House, 25 novembre 1861

 

Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l’expédition de Chine…

ll y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde, cette merveille s’appelait le Palais d’été…

Cette merveille a disparu…Deux bandits sont entrés dans le Palais d’été. L’un a pillé, l’autre a incendié…

Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares. Voila ce que la civilisation a fait à la barbarie…

Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre.

Mais je proteste, et je vous remercie de m’en donner l’occasion, les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés, les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais… »

Victor Hugo.

 

Une vente publique, les objets du délit, et le début de notre réflexion sur la Chine et nous.

 

Nous proposons de revenir à la formule des débuts, celle d’un « vrai » cours, dont il est plus facile d’assurer la cohérence, en faisant en sorte que les intervenants, peu nombreux, se concertent étroitement sur un plan d’ensemble.


Thème : La Chine et nous. Le cours aura pour objet d’étudier les relations historiques entre la Chine et l’Europe, les interrogations d’aujourd’hui.

Avec trois intervenants (tous bénévoles) : Alain Croix, professeur émérite des Universités (séances 1 à 7), Vincent Joly, également universitaire, spécialiste de l'histoire des colonisations (8 & 9), et Roland Depierre, qui enseigne la civilisation chinoise à l'Université de Nantes (10 à 14). Les trois se retrouvant pour un débat avec le public le 8 février, et recevant le 8 mars le renfort d'une sommité Chinoise, parfaitement francophone, Zheng li Hua.

 

L’idée séduit sans doute puisque on va vers quasiment une année de la Chine à Nantes !

- Festival de cinéma organisé par le Centre International des Langues que préside R. Depierre.

- Expo Musée Jules Verne : Tribulations d’un Chinois en Chine.

- Prolongation du cours par une grande exposition de quatre mois au Musée du Château, de juillet à novembre 2010. Cette exposition, en outre, bénéficie du partenariat (rare !) du Musée Guimet, et recevra probablement le label d’exposition d’intérêt national.

 

Cliquez ICI pour télécharger le dépliant avec tous les renseignements.

 

Les cours auront lieu dans l'amphithéatre 9 de la Faculté de Médecine, 1 rue Gaston Veil Nantes. Ils commencent à 18 h 15 précises, pour une durée d'une heure, suivi d'un débat, cloturé à 19 h 45.

 

La nouvelle salle

Enfin ! Nantes-Histoire est parvenue à trouver une solution quant au lieu où se tient le cours public !

Chacun se souvient des problèmes réccurents de la salle Bretagne : un chauffage tellement insuffisant qu'il a fallu "travailler" l'an dernier avec une température de 11°, des problèmes techniques constants (la sonorisation), une salle que la Ville oubliait d'ouvrir à l'heure...

Tout ça, c'est fini !

Grâce à la bonne volonté et à la grande amabilité du Doyen de la Faculté de Médecine et de l'Université de Nantes, nous pourrons utiliser dès octobre prochain, au numéro 1 de la rue Gaston Veil, l'amphithéatre 9 de la Faculté de Médecine et de Pharmacie.

L'emplacement est bien meilleur que celui de la salle Bretagne : à trois minutes de la place du Commerce pour les transports en commun, et de la place de la Petite Hollande pour le parking (zone jaune jusqu'a 19 heures).

Accès au Cours Public

Bus 42, 52 : Gaston Veil (150 ou 200 m)

Tramway Ligne 1 & 2 : Commerce (350 ou 420 m)

Tramway Ligne 2 & 3 : Hotel-Dieu (250 m)

Bicloo : 37e station = île Feydeau (100 m)

 

 

Historique

 

« Et si nous organisions un cours public ? ». L’idée lancée par René Bourrigaud, au printemps de 1988, correspond bien au moment : nous sommes en pleine préparation nationale du bicentenaire de la Révolution, le thème réveille à Nantes des courants de pensée ancrés dans une tradition contre-révolutionnaire, et Nantes-Histoire, après une année de rodage entre historiens, réfléchit à son ouverture vers un large public.

 

D’entrée, l’objectif est clair : vulgariser, au meilleur sens du terme, l’acquis des connaissances historiques les plus solides et les plus récentes. Le thème est évidemment La Révolution française, et les trois universitaires pressentis, Alain Croix, Yannick Guin et Jean-Clément Martin, conçoivent un vrai cours, avec un plan concerté. le succès prend de court les organisateurs : la salle de la Maison de l’Avocat, jugée largement suffisante avec sa petite centaine de places, est prise d’assaut au point qu’il faut annuler le cours et évacuer le bâtiment pour des raisons de sécurité ; la salle de la Bourse du travail et ses 200 places est de même débordée le lundi suivant, et c’est ainsi que, par hasard, Nantes-Histoire envient à occuper l’ancien cinéma Bretagne devenu salle municipale.

 

Si le public est resté, la conception du cours a évolué. Il est devenu, dès la troisième année, un cycle de conférences plutôt qu’un cours, impossible à organiser dès lors que le souci de grande qualité conduit à faire intervenir des spécialistes venus de toute la France. Des débats ont aussi accompagné son développement, qui ont conduit à bien préciser la nature de l’association, association d’histoire à Nantes et non pas association d’histoire de Nantes et de la Bretagne. Le maintien de la ligne citoyenne voulue par les fondateurs n’a évidemment pas interdit de consacrer plusieurs cours à une histoire locale ou régionale _ elle aussi matière à réflexion_ mais le cours privilégie nettement les thèmes de portée plus large. Le souci constant de la diversité du public a conduit, aussi, à quelques tentatives de cycles « cinéma et histoire », avec un succès inégal.


Peut-être est-ce le reflet de l’attachement du public à une forme classique, la conférence suivie d’un débat, et plus encore sans doute, le résultat d’une exigence croissante d’un public peu à peu habitué à entendre ce qui se fait de mieux en histoire à l’échelle nationale : on a même vu en 2006 une part notable du public refuser ostensiblement d’applaudir après une conférence vraiment médiocre... Même si, chaque année, telle ou telle conférence déçoit inévitablement, le bilan d’ensemble est à l’évidence extrêmement positif, d’autant que la relation entre les conférenciers, l’association et le public est un peu particulière. En vingt ans en effet, 139 conférenciers différents sont intervenus, tous entièrement bénévoles : ils adhèrent donc à la démarche de partage des connaissances, le public le sait, et cette communion renforce évidemment l’adhésion au propos.